vibe.powerapps.com : la Power Platform passe au vibe coding
Par Loïc Cimon, le 17 février 2026
Le vibe coding est dans toutes les discussions ces derniers mois. Et Microsoft vient d’apporter sa réponse côté Power Platform avec un tout nouveau portail : vibe.powerapps.com. Je vous propose de découvrir cette nouvelle expérience de création d’applications.
Un nouveau portail
Pour y accéder, deux options : la bannière sur la page d’accueil de make.powerapps.com ou directement l’URL vibe.powerapps.com.

La page d’accueil du portail vibe.powerapps.com
L’interface est épurée : une zone de prompt centrale et quelques suggestions. Petit réflexe de gouvernance : l’environnement actif se trouve désormais en bas à gauche.
Attention Cette fonctionnalité est en preview et uniquement disponible sur les environnements US.
Du prompt à l’application
Pour tester, j’ai choisi un use case simple : une application pour gérer mes plantes d’intérieur. Quand les arroser, quand fertiliser, quand rempoter. Un prompt d’une seule ligne, volontairement minimaliste.

Le prompt initial, volontairement simple
Une fois envoyé, on arrive dans un Plan Designer où quatre agents travaillent ensemble :
Requirement Agent : décompose le besoin en rôles et fonctionnalités.

Requirements Agent
Data Agent : conçoit le modèle de données dans l’expérience Data Workspace.

Data Agent
Solution Agent : propose l’architecture globale (apps, flows, agents).

Solution Agent
Code Agent : génère l’application. Et c’est là que ça change tout.

Code Agent
Le Code Agent produit du vrai code Angular — composants, modèles, services — le tout connecté à Dataverse. On n’est plus du tout dans du low-code.
Le résultat
À partir d’une seule ligne de prompt : navigation entre les plantes, filtres, détail, ajout de notes, historique d’activités. Le responsive est géré automatiquement sans que je l’aie demandé.

L’application finale
Modifier l’application
Trois manières d’itérer sur l’application.
Par le prompt : décrire la modification souhaitée dans le chat. J’ai demandé un dark mode — en quelques minutes, l’agent a analysé le code existant et ajouté un toggle fonctionnel.

Le dark mode ajouté via un simple prompt
Par l’inline edit : pointer un élément de l’interface pour le modifier visuellement. Changer la taille d’un titre, sa couleur — le code se met à jour automatiquement.

Modification via les actions inline
Par la question : pointer une zone et demander à l’agent de l’expliquer. Utile pour comprendre le code généré.
Note Le code n’est pas modifiable manuellement. Toute modification passe par les agents.
Ce que j’en pense
La qualité de génération est bluffante. Le design est propre, l’application fonctionnelle. Un vrai saut par rapport aux Generative Pages.
Quelques points de vigilance. La génération prend du temps. On retrouve la règle du 80/20 : les premiers 80 % sont impressionnants, les 20 % restants (design d’entreprise, fonctionnalités précises) demandent beaucoup d’itérations. Le modèle de données mérite toujours une revue — la structure logique est correcte mais certains choix sont discutables (clés primaires sur des champs texte). Et le même prompt ne produit jamais exactement la même application.
Côté développeur, ne pas pouvoir toucher le code manuellement reste frustrant. Mais l’expérience est prometteuse.
Le vibe coding sur la Power Platform marque un tournant. On passe d’un paradigme de simplification du code à un paradigme où des agents produisent du vrai code pour nous.
J’en ai parlé lors du dernier French Power Break, avec une démo en live. Le replay est disponible dans l’article.